Introduction à la Sophrologie
Le mot Sophrologie a été inventé par Alphonso CAYCEDO (psychiatre Colombien). D’un point de vue étimologique, la Sophrologie serait le traité de l’harmonie de l’esprit. On considère ici que, si l’organe est malade, c’est que l’individu tout entier est en dysharmonie. Le symptôme (=maladie) n’est que l’expression de cette dysharmonie voir même un moyen de défense contre les pressions extérieures. Ce moyen de défense est une fuite du corps ; un moyen de se mettre à l’abri. La dépression en est le parfait exemple : la personne se « recroqueville » sur elle même, broyant du noir, n’ayant aucun projet…autre que celui de disparaître à jamais.
Les pressions (émotions, angoisses, stress) se traduisent toujours par des tensions (musculaires); ce qui signe bien l‘impact direct de l’esprit sur notre corps. Un stress peut se manifester par des contractures de la nuque ou du dos, un front plissé, la machoire serrée, un exéma…L’organe touché le sera en fonction des prédispositions de chacun (fragilité, hérédité…).Le degré d‘intensité de cette réaction sera fonction du facteur nocif (choc, stress, contrariétés).
En Occident on privilégie la pensée en négligeant l’importance du corps mais aussi en dissociant les deux alors qu’ils sont interdépendants. En effet, le stress (émotions) entraine des tensions musculaires ; et la détente musculaire entrainera une détente mentale (apaisement). Pour avoir une action sur nos tensions musculaires et mentales, il faudra donc utiliser notre corps comme moyen de traitement (outil). Il va falloir apprendre à se connaître, à écouter son corps pour percevoir les sensations (tensions) activées par ces pressions.
Ensuite nous allons avoir une action secondaire qui consistera à créer de nouvelles sensations (positives), à modifier les sensations négatives afin de relacher les tensions. C’est donc notre fonction sensorielle que l’on utilisera et que l’on réactivera.
La concentration sur soi même permet cela. Pour augmenter le pouvoir de concentration, on éliminera les informations parasites (cf : principes). On pourra ainsi découvrir son monde intérieur (inconnu ou négligé). Pour cela, on fera diminuer notre niveau de vigilance peu à peu afin de « lacher prise ». On arrivera ainsi à un état de vigilance entre la veille et le sommeil : état de sophronisation. Il faudra contrôler cette vigilance afin de ne pas aller jusqu’à l’endormissement.
Après la séance de Sophrologie, le tonus musculaire reprendra et la vigilance remontera jusqu’au stade de l’eveil (que réclame l’actualité).
Une fois la prise de concience du corps réalisée, il faudra positionner celui-ci dans l’espace pour stimuler les sensations du corps dans le monde qui l’entoure (ainsi que sa participation dans sa vie de relation = relation avec les autres). Ce mécanisme permettra ainsi d’améliorer sa confiance en soi.
Enfin, après s’être positionner vis à vis de soi et des autres (situation dans l’espace), on pourra se situer dans le temps ce qui permettra la construction de projets futurs (affirmation du futur).
Pour plus d’explication et de précisions nous vous conseillons un livre dont nous nous sommes inspiré : Dr DAVROU Yves « la sophrologie facile » Edition: Marabout santé).